Dans le champ politique

« Le verdict des urnes ne peut plus être le seul étalon de la légitimité. L’élection ne garantit pas qu’un pouvoir soit au service de l’intérêt général, ni qu’il y reste »
Pierre Rosanvallon

Le constat du Labo

La participation citoyenne s’est aujourd’hui clairement imposée et associe élus, experts, associations, citoyens… et il n’y a pas de table assez grande pour « mettre tout le monde autour de la table »!
Ces nouvelles pratiques participatives impliquent un changement de posture des élus, des techniciens mais aussi des citoyens, qui bien que revendiquant de « reprendre le pouvoir » se contentent parfois de le changer de mains. Or une multitude d’initiatives citoyennes voient le jour dans lesquels s’expérimente ces nouvelles postures, un nouveau « pouvoir d’agir » ,dans les domaines les plus divers (transport, habitat, santé, éducation, consommation …) souvent parallèle aux institutions.

Les questions que cela pose

Quelles évolutions fondamentales peut-on repérer dans la multiplication d’initiatives, qui porteraient le germe d’un véritable renouveau démocratique ?
Qu’est-ce qui se joue,s’élabore, s’expérimente aujourd’hui dans cette zone de tension entre l’individu (qui veut avoir son mot à dire, quand il le souhaite) et l’institution (qui exerce un pouvoir à la légitimité toujours plus contestée) ?
Quelles pratiques, quels espaces, pour un partage du pouvoir entre individu et institution ?  quels sont les « lieux du commun » ? Sur cette base, quel nouveau système démocratique, forcément pluriel, imaginer ensemble, pour que nos enfants s’indignent quand ils apprendront que nous n’avions que le vote à notre disposition ? Peut-on mettre en question la notion d’ « intérêt général », et imaginer un processus négocié de coproduction du bien commun ?