Dans le champ culturel

C’est un devoir de nous déraciner mais c’est toujours un crime de déraciner l’autre“

Simone Weil

Le constat du Laboratoire

Il faut aujourd’hui repenser des liens sociaux. Ce n’est plus une dynamique « fusionnelle » d’un peuple unifié qui est à l’oeuvre mais dans une société doit se comprendre comme plurielle. Le peuple ne s’appréhende plus comme un bloc, il s’expérimente comme une addition de situations spécifiques, une société d’individus que l’on reconnaît dans leur distinction, leur désir de singularité.
Construite sur une volonté de séparation stricte de la religion et de la sphère publique, le système démocratique actuel entend canaliser le sentiment religieux ou spirituel dans lintime et crée ainsi chez l’individu une coupure entre citoyen et croyant. 
 Il est sans doute temps de s’intéresser aux personnes dans leur entièreté, leur complexité et leur diversité et de trouver une autre façon de faire monde commun.
 

Les questions que cela pose

Comment peut-on prendre en compte les singularités personnelles notamment religieuses sans renoncer au commun ? L’universel démocratique doit-il toujours être pensé comme une abstraction ? 
Quel liens entre l’expérience personnelle de la croyance et sa dimension sociale : la foi est-elle un fait privé ?
La possibilité de questionner la laïcité : la séparation des champs politiques et religieux est-elle toujours pertinente ? La reconnaissance des apports mutuels est-elle possible ? Nécessaire ?